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lundi, 08 septembre 2008

Des demandes étonnantes

Je reçois, à intervalles réguliers, par téléphone ou par courrier électronique (plus jamais par voie postale), des demandes de journalistes, d’étudiants, portant sur telle ou telle personnalité à qui j’ai pu quelque jour consacrer un travail. Le plus curieux est que cela ne prévient pas, ça arrive ainsi ; c’est la plupart du temps lié à l’actualité, quelquefois pas.

 

Cet été, j’étais, lors de la commande reçue de Textuel, plongé dans l’univers d’Albertine Sarrazin, mais attendant également des nouvelles d’Écriture à propos de Ian Fleming. Le téléphone sonne, m’apportant des questions d’une pigiste sur Léo Ferré. Aujourd’hui, je suis dans l’attente d’ultimes détails concernant le livre consacré à Fleming ; et le téléphone me présente des demandes concernant Albertine Sarrazin. Quelquefois, on m’interroge à propos de Maurice Pons, bien plus rarement hélas sur Vailland. D’autres fois, je suis sollicité pour des colloques, comme, récemment, celui qui sera l’an prochain consacré à Madeleine Bourdouxhe.

 

C’est curieux. Peut-être très naturel mais, pour moi, fort étonnant. Je ne me suis jamais dit spécialiste de tous ces auteurs. J’ai proposé des études les concernant, mais cela ne signifie pas nécessairement que je sois le plus à même de répondre aux demandes. S’il suffit de mettre en librairie un ouvrage pour aussitôt, des décennies durant, s’entendre poser des questions (parfois pointues), alors je serai bientôt un correspondant attitré en ce qui concerne Fleming.

 

J’aurais mauvaise grâce à dire que cela m’ennuie. Je ne suis pas mécontent de recevoir ces questionnaires. Simplement, cela me surprend beaucoup, et je n’en rajoute pas.

Commentaires

J'ai été dans ce cas pour mes différents mémoires lorsque j'étais étudiant. J'ai rencontré des gens qui avaient consacré un peu de leur temps à Paulhan ou Darien, ou je leur ai écrit. En fait, ils ne m'ont pas appris grand-chose de plus que ce qu'ils avaient déjà écrits, ils sont restés fort allusifs quant à certains aspects mystérieux de la vie de ces personnages. Mais nos maîtres nous poussaient à faire ces rencontres ou ces échanges afin d'avoir une matière un peu plus originale ou pour étendre eux-mêmes leur propre carnet d'adresses (mais que je sache Zylberstein ou Christian Bourgois n'ont pas profité ensuite de nos oeuvres impérissables). Une de mes amies (qui a incidemment écrit aussi dans le Champignacien) a poussé le vice - après avoir harcelé Paul-Otchakovsky-Laurent - jusqu'à suivre Modiano de l'école où il allait chercher ses filles jusque chez lui et à se faire recevoir dans son salon où il tremblait en versant le thé (on imagine bien que Modiano avait du mal à refuser et qu'il bégayait encore plus que d'habitude). Cela permet aussi de se rassurer quand on commence ce genre de travail et que l'on a quelques pistes un peu vagues - surtout si l'on est très jeune. Au fond, ce n'est pas très différent du travail de maturation du Fleming qui est parti de quelques billets publiés sur ce blogue : il y a eu alors des échanges, une lecture croisée et puis une réassurance.

Écrit par : Dominique | lundi, 22 septembre 2008

Je comprends bien ce qu'il en est des étudiants et leur réponds toujours, ou les reçois chez moi, s'ils veulent. Mais il y a aussi les journalistes et les éditeurs, les gens de radio, les documentalistes, les iconographes, les universitaires... Je leur réponds aussi, d'ailleurs. Mais effectivement, je n'ai, la plupart du temps, rien d'autre à dire que ce que j'ai publié.

Écrit par : Jacques Layani | lundi, 22 septembre 2008

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