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mardi, 13 juin 2006

Varia, 3

J’ai reçu ce matin l’acceptation de l’Harmattan pour un manuscrit de théâtre dans lequel j’ai groupé mes deuxième et troisième pièces, Manon et Guillemine. Ce sera ma publication de l’année, vraisemblablement. Je sais, l’Harmattan, ce n’est pas terrible : on fait ce qu’on peut. J’attends la réponse d’un autre éditeur pour le même texte ; même s’il acceptait, ce serait trop tard puisque je vais signer chez l’Harmattan. Quand on n’a pas d’éditeur, le premier qui répond l’emporte, même si l’on préfèrerait paraître chez l’autre.

 

Je lis depuis quelques jours le Journal de guerre (1939-1941) de Simone de Beauvoir.

 

Mes travaux personnels n’avancent guère, uniquement par manque de temps, donc d’énergie, celle-ci s’usant au travail salarié pour un gain somme toute inacceptable, de l’ordre des picaillons. Compte tenu du nombre de collègues de l’Éducation nationale qui se vautrent dans cette rue, point n’est besoin que je précise de quel ordre sont les traitements des fonctionnaires. Il paraît que c’est encore trop.

 

Je n’ai toujours pas reçu mon bulletin de salaire du mois de mai.

 

Bavardé une heure hier, au Daguerre, avec Jean-Claude Tertrais, qui connut André Breton à partir des années 50. La façon dont ils se sont rencontrés est plaisante. Tertrais, autodidacte d’une vingtaine d’années, travaille aux Halles et fait de longs trajets en métro, qu’il met à profit pour lire. Il découvre les livres de Breton. Enthousiasmé, il lui écrit avec l’inconscience de la jeunesse. Il faut croire que la lettre était intéressante, puisque le poète l’invite à le rencontrer. Là, il a tout de même le sentiment de subir un examen de passage. Rimbaud, Lautréamont, Apollinaire, il s’en tire bien. Soudain, tombe la phrase qui tue : « Connaissez-vous Thomas de Quincey ? » Pour Breton, c’est un critère. Hasard objectif, Tertrais a lu de Quincey, justement, quelques jours avant... C’est un homme étonnant, plein d’histoires à raconter. Quand on pense que, jeune insoumis durant la guerre d’Algérie, il fut envoyé en bataillon disciplinaire avec les brimades et les coups dans la gueule que ça comporte, on s’étonne de le trouver si ouvert et plein d’humour. Il a  connu un nombre incroyable de gens. Nous avons évoqué Bérimont, Mac Orlan, Lacassin, Sigaux, Laforgue, René Floriot… et même l’abominable docteur Petiot. Le Perrier n’était pas assez frais et la rondelle de citron était une demi-rondelle. J’ai trouvé ça mesquin de la part du café.

16:15 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (9)

Commentaires

Quelle belle chute !

Écrit par : Jul | mercredi, 14 juin 2006

Oui ! On aimerait souvent que tout soit à la hauteur des circonstances !
Après ce que tu dis sur l'Harmattan, osera-t-on te féliciter ? Bah, un compliment ou un autre, autant en emporte le vent...

Écrit par : fuligineuse | mercredi, 14 juin 2006

Une chute d'eau, Jul. D'eau de Perrier.

Si seulement les circonstances elles-mêmes étaient toujours à la hauteur de notre espérance, Fuligineuse ! Cette espérance qui, chacun le sait depuis Apollinaire, est violente.

Il n'y a certes pas à me féliciter. J'aurais bien aimé un éditeur plus costaud. Enfin, c'est déjà ça.

Écrit par : Jacques Layani | mercredi, 14 juin 2006

Connaissez-vous la date de publication ? Je souhaiterais l'annoncer sur mon site, ainsi que votre participation aux rencontres sur Albertine en septembre prochain à Blandas.

Écrit par : Pierre B. | jeudi, 15 juin 2006

Sûrement pas avant la rentrée, mais je vous l'enverrai.

Pour Albertine, j'ai reçu hier soir un pré-programme, je suppose que vous l'avez eu aussi ?

Écrit par : Jacques Layani | jeudi, 15 juin 2006

Oui, je l'ai reçu. Ils m'ont demandé qqs tuyaux pour la couverture télévisée. Malgré ma faible influence, dans le contexte actuel ce n'est pas gagné d'avance... Ah ! si Albertine, plutôt qu'écrivain, avait été vedette de cinéma ou championne sportive !

Écrit par : Pierre B. | jeudi, 15 juin 2006

Dites qu'elle était championne d'astragale et vainqueur en demi-finale du mot juste. Vous verrez, ça marchera.

Écrit par : Jacques Layani | jeudi, 15 juin 2006

.. ou chanteuse yé-yé, pionnière du rap avec son célèbre titre *La Cavaleuse*. Plus sérieusement (?), d'après Le Journal de la Saône et Loire, « il est même question aujourd'hui que Sandrine Dumarais collabore à l'écriture d'un téléfilm sur cette romancière ». http://archives.lejsl.com/cgi/jsl_handle?artid=/setl/20050608.JSA0333.html Vous êtes au courant ?

Écrit par : Pierre B. | jeudi, 15 juin 2006

L'article date d'il y a un an. On en a parlé. A ma connaissance, il n'en est pas question.

Écrit par : Jacques Layani | jeudi, 15 juin 2006

Les commentaires sont fermés.