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vendredi, 17 février 2006

Le temps des droits d’auteur

Incroyablement, j’ai reçu hier, au titre de 2005, quelques droits pour un livre paru au printemps dernier. L’éditeur avait jusqu’au 31 mars pour me les adresser, il l’a fait mi-février. Sans que je réclame rien, sans que je lui rappelle ses obligations contractuelles, sans rien. Du jamais vu en ce qui me concerne (non, j’exagère, Seghers faisait ça aussi). Je tape suffisamment, en ce lieu, sur les mœurs éditoriales pour saluer, cette fois, un tel comportement. Comportement qui me change beaucoup, vraiment.

 

Dans la foulée, j’ai écrit à un autre éditeur pour lui rappeler qu’il ne m’avait plus rien adressé depuis le quatrième semestre 2004, alors que le contrat prévoit des comptes trimestriels…

 

Et je vois déjà venir le mois d’avril où, tous délais dépassés, Martine devra aller chez un autre éditeur pour réclamer les comptes, systématiquement non rendus depuis 2001 tant qu’elle ne se manifeste pas. Je précise que les comptes en question consistent en un relevé pur et simple, puisqu’il n’y a jamais de droits avec…

 

Je passe sur tel éditeur qui ne m’a jamais rendu aucun compte depuis 1994…

 

Je passe – que faire ? – sur tel autre, disparu avec mes droits jamais versés depuis 2001, les exemplaires restants (la moitié du tirage) et toute la propriété d’une pièce de théâtre que je ne puis par conséquent faire rééditer ailleurs – et qui n’est plus jouée puisqu’on n’en trouve plus le texte, si bien que je ne reçois plus rien non plus pour ce qui est de la scène, par l’intermédiaire de la SACD.

 

Et je ne vais certainement pas vous ennuyer avec cet éditeur qui ne me verse rien pour les trois livres qu’il a à son catalogue, ni avec cet autre qui ne me verse rien non plus pour un autre ouvrage…

 

Quant à cet éditeur qui a prévu par contrat six mois pour rendre les comptes, cette période étant suivie des mois d’été, si bien qu’il y a toutes les chances pour qu’on se retrouve en septembre avant qu’il se soit passé quoi que ce soit, que fera-t-il ? Je vous en parlerai quand je le saurai moi-même.

11:24 Publié dans Édition | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Livrez donc les noms des moins recommandables, ça évitera peut etre à certains de se faire avoir...

Écrit par : Jul | vendredi, 17 février 2006

Bah, aucun éditeur n'est recommandable. Plus exactement, ils ne le sont plus dès qu'on parle de droits. Oh, les droits sont toujours très bien précisés au contrat, et les calendriers aussi. Mais c'est tout : dès qu'il s'agit de payer, il n'y a plus personne.

Et cela se produit même avec des éditeurs chez qui on s'est trouvé bien, avec qui on a eu des rapports formidables, une bonne entente, une large liberté d'intervention... Au moment de payer, rien ne va plus.

Écrit par : Jacques Layani | vendredi, 17 février 2006

Les commentaires sont fermés.